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2 Novembre 1979 : Mort de Jacques Mesrine

Posted on novembre 2, 2025novembre 3, 2025 By Lordkelvin765@gmail.com Aucun commentaire sur 2 Novembre 1979 : Mort de Jacques Mesrine

Des ressources pour approfondir la réflexion :

L’instinct de mort : https://amzn.to/3WxBYiA

Jacques Mesrine: L’histoire vraie de l’ennemi public numero un :

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Jacques Mesrine : Le Parcours Tumultueux de l’Ennemi Public Numéro Un 🇫🇷

Qui était Jacques Mesrine ? Un Criminel au Charisme Inégalé ✨

Jacques Mesrine (prononcé [mèʀine]) est l’une des figures les plus célèbres du grand banditisme français. Né le 28 décembre 1936 à Clichy et décédé tragiquement le 2 novembre 1979 à Paris, il a marqué son époque par une carrière criminelle s’étendant sur plusieurs pays, notamment la France, le Québec (Canada), l’Espagne, la Suisse, l’Italie et la Belgique.

Dès le début des années 1970, il est officiellement déclaré « ennemi public numéro un ». Sa notoriété découle non seulement de la gravité de ses méfaits — vols à main armée, enlèvements, et évasions spectaculaires — mais aussi de son fort charisme médiatique. Mesrine était si habile à cultiver son image qu’il a été surnommé « l’homme aux mille visages ». Il a également été affublé du surnom, qu’il jugeait erroné, de « le Robin des Bois français ».

Sa postérité s’explique largement par sa capacité à se placer « au centre d’une intense production textuelle ». Il a lui-même contribué à cette aura en publiant son autobiographie, intitulée L’Instinct de mort, en 1977. Sa vie de cavale s’est achevée abruptement lors d’une intervention policière menée à la porte de Clignancourt, à Paris, après une période de clandestinité d’un an et demi.

I. Jeunesse et Formation : Les Racines du Bandit 👨‍👩‍👧‍👦

Origines Familiales et Éducation 🏫

Jacques Mesrine était le fils d’André Pierre Mesrine (1908-1973) et de Fernande Charlotte Buvry (1908-1992). Ses parents étaient des commerçants aisés œuvrant dans le secteur du textile, propriétaires d’une entreprise spécialisée dans la dentelle de luxe à Paris. Il a grandi à Clichy, au 3 de l’avenue Anatole-France.

Malgré les projets ambitieux de ses parents, qui souhaitaient le voir intégrer HEC Paris, le jeune Jacques n’appréciait pas l’école. Il a effectué une partie de sa scolarité au collège libre de Juilly, un établissement tenu par les oratoriens, où il a notamment eu Jean-Jacques Debout comme camarade. Cependant, il fut renvoyé du lycée laïc de Clichy suite à des violences exercées envers le proviseur. Il se reconvertit alors en représentant en tissus.

Un ancien journaliste de Minute, Michel Laentz, qui a travaillé avec Mesrine autour de 1951 (vers l’âge de 18 ans), se souvient d’une période où ils distribuaient une revue satirique du Professeur Choron sur les grands boulevards de Paris, puis vendaient des aspirateurs Tornado en faisant du porte-à-porte. Selon Laentz, Mesrine retournait parfois sur les lieux qu’ils avaient visités pour y commettre des cambriolages.

L’Expérience Algérienne et le Tournant 🔫

Mesrine a devancé l’appel pour son service militaire et a participé à la guerre d’Algérie en tant que militaire du rang au sein de la 626e compagnie. Cette unité était responsable de la réception des pièces détachées et de leur acheminement vers le front. Pour ses services, Jacques René Mesrine a été décoré de la croix de la Valeur militaire par le général Jean Olié.

Il est rentré en France en mars 1959, muni d’un certificat de bonne conduite. Cette période en Algérie fut déterminante, car c’est là qu’il découvrit les armes. Il en rapporta un pistolet de calibre .45 ACP, qu’il gardera constamment sur lui par la suite.

D’après ses proches, l’expérience de l’Algérie l’aurait profondément marqué. Mesrine affirmait lui-même avoir participé plusieurs fois à des « corvée de bois » (exécutions sommaires de prisonniers algériens en dehors des enceintes militaires). Cependant, cette affirmation fut contredite à l’unanimité par ses camarades d’unité.

Par ailleurs, les autorités françaises l’ont soupçonné d’avoir été membre de l’OAS en 1961. Ces soupçons sont apparus suite à son arrestation en 1965 à Palma. Toutefois, aucune source d’importance n’est venue étayer une quelconque proximité entre Mesrine et cette organisation.

II. L’Ascension Criminelle en France et à l’Étranger 🗺️

Les Premières Condamnations (1962-1967) ⏳

Dès l’âge de vingt-trois ans, Mesrine participe à de nombreux vols à main armée et cambriolages. En 1965, au moment de son divorce, il est arrêté pour la première fois et condamné à payer une amende pour port d’armes prohibées.

Entre 1961 et 1962, il réside au 31, de la rue Boinod, dans le 18e arrondissement de Paris. Le 17 janvier 1962, il est arrêté au Neubourg (Eure), où ses parents possédaient une maison de campagne, alors qu’il se préparait à commettre un hold-up à la Société générale avec trois complices. En mars 1962, il est condamné pour la première fois à dix-huit mois de prison. Il purge sa peine dans les prisons d’Évreux puis d’Orléans, où il prétend avoir rencontré Pierre Carrot, surnommé Pierrot le fou n°2.

Relâché en 1963, il tente brièvement de se retirer du milieu criminel et trouve un emploi dans une entreprise d’architecture d’intérieur. Malheureusement, suite à la mise en chômage technique des employés, il perd son travail et replonge dans la délinquance.

Durant cette période, ses activités criminelles l’emmènent à l’étranger :

  • Décembre 1965 : Il est arrêté à Palma de Majorque (Espagne) en flagrant délit de vol de documents politiques dans le bureau du gouverneur militaire. Il est condamné à six mois de prison.
  • Décembre 1966 : Il attaque une bijouterie à Genève, en Suisse.
  • Novembre 1967 : Il cambriole un hôtel à Chamonix, où il est reconnu.
  • Décembre 1967 : Il braque une maison de haute couture parisienne, où il est également reconnu.

Après ces incidents, Maria de la Soledad le quitte, et leurs trois enfants sont confiés aux parents de Mesrine.

L’Auberge de Mont Saint Mard 🍻

En 1967, Mesrine s’installe dans l’Oise. De manière « un peu obscure », il devient gérant de l’auberge de Mont Saint Mard, située à Vieux-Moulin, au cœur de la forêt de Compiègne. C’est l’une de ses tantes qui lui confie l’établissement. Il y travaille avec sa compagne de l’époque, une ex-prostituée, qui s’occupe de la caisse et « a rapidement su comment rentabiliser les 5 chambres ».

L’auberge attire rapidement l’attention, non seulement à cause de la jalousie des cafés de jeux voisins qui accueillent des caïds de banlieue, mais aussi en raison de l’intérêt de la police locale et des services fiscaux. Des impayés conduisent à une condamnation par défaut de Mesrine à deux ans de prison. L’auberge ferme après quelques mois seulement, suite à une bagarre et des coups de feu.

Fuite au Canada et le Grand Banditisme 🇨🇦

Le 6 février 1968, Mesrine échappe aux policiers et fuit au Québec, Canada, en compagnie de Jeanne Schneider. Il l’avait rencontrée après son divorce. Jeanne Schneider était une call-girl, et Mesrine prétendait avoir abattu ses souteneurs, bien que les annales policières de l’époque n’aient jamais fait état d’un tel règlement de comptes. À cette époque, Mesrine n’était recherché que pour escroqueries.

L’Affaire Deslauriers 🔗

En juillet 1968, le couple arrive à Montréal et s’installe brièvement rue Sherbrooke Est avant de rejoindre Mont-Saint-Hilaire. Ils entrent au service de Georges Deslauriers, un millionnaire handicapé ayant fait fortune dans le commerce des fruits et légumes. Mesrine agit comme cuisinier et chauffeur, et Jeanne Schneider comme aide-ménagère. Ils résident chez Deslauriers pendant cinq mois, durant lesquels Mesrine envisage de se retirer de la criminalité.

Cependant, une dispute avec le jardinier du domaine mène au licenciement du couple. Poussé par un désir de vengeance, Mesrine et Schneider, aidés d’un complice français nommé Michel, enlèvent le millionnaire Georges Deslauriers le 12 janvier 1969. Ils demandent une rançon de 200 000 dollars à Marcel, le frère de la victime. Georges Deslauriers réussit à s’échapper, marquant l’entrée de Mesrine dans le grand banditisme.

Accusation de Meurtre (Évelyne Le Bouthilier) 📰

Le 26 juin 1969, Mesrine et Schneider quittent le motel des Trois Sœurs à Percé où ils s’étaient réfugiés et franchissent illégalement la frontière des États-Unis. Quatre jours plus tard, le 30 juin, le corps étranglé d’Évelyne Le Bouthilier, la propriétaire du motel, est découvert dans sa résidence à Percé. Mesrine est immédiatement soupçonné.

En fuite aux États-Unis, il est arrêté à Texarkana, Arkansas, à la frontière du Texas, puis extradé vers le Canada. Lors de sa sortie d’avion, il fanfaronne devant les journalistes, reprenant la célèbre phrase du général de Gaulle : « Vive le Québec libre ! ». Accusé de meurtre et de kidnapping, Mesrine fait la une des journaux québécois et est déclaré « ennemi public numéro un ».

L’Évasion de Percé et les Condamnations

Le 17 août 1969, Mesrine s’évade avec Jean-Paul Mercier et parvient à libérer sa compagne Jeanne de la prison de Percé, mais ils sont repris dès le lendemain. Plus tard en août 1969, ils sont condamnés pour l’enlèvement et la séquestration de Georges Deslauriers, Mesrine écopant de dix ans de prison et Schneider de cinq ans.

Cependant, en janvier 1971, Mesrine et Jeanne Schneider sont acquittés pour le meurtre d’Évelyne Le Bouthilier. Malgré cet acquittement, l’accusation de ce meurtre non commis (malgré un important faisceau de présomptions) sera un thème central de son deuxième livre, Coupable d’être innocent, écrit en 1979.

Le Charisme en Cellule (Témoignage Normandeau) ✨

Durant son incarcération, Mesrine fait preuve d’un charisme exceptionnel. Alain Normandeau, criminologue et directeur d’un projet de réinsertion, l’a rencontré à trois reprises dans sa cellule en 1972. Normandeau se souvient que Mesrine, bien que n’étant pas très grand, possédait un charisme incroyable et séduisait tout le monde par ses propos et sa prestance.

Son influence était telle qu’il a même réussi à convaincre les gardiens de la prison de s’élever contre l’administration. Suivant ses conseils, les gardiens ont organisé une conférence de presse qui fut très courue par les médias.

L’Évasion Spectaculaire de Saint-Vincent-de-Paul (1972) 🚀

La prison de Saint-Vincent-de-Paul était une forteresse réputée. Elle était entourée de deux murets de barbelés et d’un mur de quatre mètres. Les sentinelles étaient en faction nuit et jour, sept jours sur sept, dans les miradors. Les cellules étaient constamment éclairées, et le plafond était constitué de grillages sur lesquels les gardiens effectuaient des rondes. À l’époque, il y avait 65 gardiens pour 62 détenus.

Le 21 août 1972, Mesrine s’évade de Saint-Vincent-de-Paul en compagnie de cinq autres détenus, parmi lesquels figuraient notamment Jean-Paul Mercier, André Ouellet, Pierre Vincent et Robert Imbault. Mesrine avait repéré que les rondes étaient moins fréquentes le week-end et avait réussi à se procurer des limes, des outils et une échelle de peintre. Jocelyne Deraiche fut accusée d’avoir aidé à l’évasion de Mesrine et fut ultérieurement condamnée à 23 mois de prison.

La Série de Braquages au Québec 💰

La cavale de Mesrine et de ses complices fut immédiatement émaillée de nombreux méfaits.

  • 26 août 1972 : Ils braquent la Caisse populaire de Saint-Bernard de Dorchester. Dix minutes plus tard, ils récidivent à la Caisse populaire de Saint-Narcisse de Lotbinière. Leur butin total s’élève à 26 000 USD.
  • 28 août 1972 : Ils braquent la Toronto Dominion Bank à Montréal, puis récidivent trois jours après dans le même établissement.

Le 3 septembre, ils échouent dans leur tentative de libérer trois prisonniers de la prison de Saint-Vincent-de-Paul, blessant grièvement deux policiers dans la fusillade qui s’ensuit. Une semaine plus tard, Mesrine et Jean-Paul Mercier, s’exerçant au tir en forêt, tuent deux garde-chasse qui avaient été attirés par les détonations près de Saint-Louis-de-Blandford au Québec.

Après d’autres braquages à Montréal en octobre, ils font un court passage à New York, séjournant au palace du Waldorf-Astoria. D’octobre à novembre 1972, Mesrine fuit au Venezuela avec Jean-Paul Mercier et leurs deux maîtresses.

Finalement, Mercier et sa maîtresse quittent le groupe à la suite d’une morsure de chien subie par cette dernière, les obligeant à retourner au Québec pour recevoir des soins. Jean-Paul Mercier sera abattu d’une balle dans la tête par la police canadienne lors d’une tentative de cambriolage deux ans plus tard. Quant à Jeanne Schneider, elle purge sa peine en France à la prison de Fleury-Mérogis et y reste après sa libération.

III. Le Retour et l’Ère de l’Ennemi Public (1972-1978) 🇫🇷

Braquages Éclair et Arrestation Célèbre (Broussard) 🎩

Mesrine retourne en France en décembre 1972. Il commet alors le braquage de la paie d’une usine de Gisors pour 320 000 francs, ainsi que celui d’une caissière qui retirait 280 000 francs d’une banque.

Le 5 mars 1973, lors d’une altercation avec une caissière dans un café-bar, Mesrine brandit un revolver, blessant grièvement un policier qui tentait d’intervenir. Trois jours plus tard, il est arrêté à Boulogne-Billancourt avenue Pierre-Grenier, alors qu’il rentre à son appartement.

L’Évasion de Compiègne 🔑

En mai 1973, il est condamné en France à 20 ans de prison. Cependant, le 6 juin, alors qu’il doit comparaître pour une affaire mineure de chèques sans provision, Mesrine s’évade du tribunal de Compiègne. Il prend en otage le président du tribunal grâce à une arme qui avait été dissimulée dans les toilettes par Michel Ardouin et Alain Caillol. Alain Caillol était l’un des ravisseurs du baron Empain, avec qui Mesrine avait collaboré pour des braquages.

Le 21 juin, il attaque à main armée l’Imprimerie Georges Lang, rue Curial (19e arrondissement de Paris), s’emparant de la paie des employés, soit environ 300 000 francs. Après un court intermède de vacances en Normandie, à Trouville, en juillet et août, il reprend ses activités. Début août, il s’attaque au Crédit lyonnais de l’avenue Bosquet, dans le 7e arrondissement de Paris.

Après avoir cessé d’agir pendant deux mois, il braque deux banques coup sur coup le 27 septembre. Cette action marque le début de sa pratique consistant à enchaîner ses vols ou à les doubler (second braquage de la même banque le lendemain).

L’Arrestation Théâtrale par Robert Broussard

Mesrine est arrêté une première fois par le commissaire Robert Broussard le 28 septembre 1973, dans son appartement rue Vergniaud, dans le 13e arrondissement de Paris.

Cette arrestation est restée célèbre en raison de la théâtralisation orchestrée par le truand. Après des heures de négociation à travers la porte, Mesrine finit par ouvrir, un cigare aux lèvres, aux policiers. Il offre alors du champagne au commissaire Broussard, plaisantant : « Tu ne trouves pas que c’est une arrestation qui a de la gueule ? ».

La Période d’Incarcération (1973-1978) 🧱

Une fois incarcéré, Mesrine se lie d’amitié avec Jean-Charles Willoquet, un compagnon de cellule qui organise une évasion montée de l’extérieur par son amie, Martine. Willoquet s’échappe, mais sans faire profiter Mesrine de cette opportunité. Une fois libre, Willoquet lui promet de l’aider à sortir, mais prend du retard, le menant « en bateau », avant de se faire reprendre le 1er décembre 1975. Mesrine critiquera Willoquet, le trouvant redoutable armé, mais irréfléchi et inorganisé.

En novembre 1975, Mesrine envoie une lettre de menaces à Jacques Derogy, journaliste à L’Express, car il était mécontent d’un article intitulé Le duo Willoquet-Mesrine. Fait insolite, la lettre avait été postée par le vaguemestre de la prison de la Santé afin de permettre à M. Derogy de « se tenir sur ses gardes ». Mesrine est alors inculpé pour menaces de mort et placé au secret.

L’Écriture de l’Autobiographie (L’Instinct de mort) ✍️

Comprenant qu’une opportunité d’évasion se présenterait probablement des années plus tard, Mesrine décide d’écrire son autobiographie. L’Instinct de mort paraît le 3 mars 1977.

Dans cet ouvrage, Mesrine affirme avoir tué trente-neuf personnes. Cependant, cette revendication est sujette à caution. Le criminologue René Reouven a commenté : « Il y a chez Mesrine un petit tueur qui se voudrait grand et si l’on peut comptabiliser les crimes qu’il a commis, on ne saurait en faire autant pour ceux qu’il revendique ». De fait, les affaires de meurtre revendiquées par Mesrine ne correspondent à aucun crime réel non élucidé.

Le Combat Contre les QHS ⚖️

Le 19 mai 1977, Mesrine est condamné à 20 ans de prison pour vols à main armée, recel et port d’armes par la cour d’assises de Paris, présidée par le juge Petit.

Durant ce procès, une anecdote célèbre se produit : Mesrine défait le nœud de sa cravate, en sort une petite clé qu’il prétend être celle de ses menottes, fournie par un gardien corrompu. Il la lance ensuite aux journalistes, clamant ainsi prouver la corruption de la police et de la justice. Il s’avère qu’il s’agissait en réalité de la clé utilisée pour ouvrir le cadenas de la télévision dans sa cellule.

Mesrine est transféré au quartier de haute sécurité (QHS) de la prison de la Santé. Cette incarcération marque le début d’un combat médiatique qu’il mène par le biais de la presse dans le but de faire fermer ces quartiers, qu’il juge dégradants et inhumains. Ce combat fut influencé par sa rencontre avec Taleb Hadjaj à la prison de la Santé.

L’Évasion de la Santé (Mai 1978) 🗝️

Mesrine réussit à s’évader le 8 mai 1978, à 10 h, avec François Besse. Les conditions exactes de cette évasion ne sont pas encore élucidées, impliquant potentiellement des complicités au sein de la prison ou parmi ses visiteurs au parloir.

Mesrine parvient à dissimuler des armes dans un parloir. Il profite d’un entretien avec l’un de ses avocats pour les saisir et neutraliser ses gardiens, assisté de François Besse.

Dans une interview publiée le 27 juillet 1978 par Paris-Match, Mesrine expliquera avoir réussi à créer une véritable complicité avec un gardien sur plusieurs mois. Ce gardien lui aurait d’abord fourni des moulages de clés coulés dans du plâtre comme test, puis aurait réussi à transmettre le reste du matériel nécessaire (crochets, échelle, etc.).

Le Monde révélera six mois plus tard que la jeune pigiste de Paris-Match qui a mené l’interview était l’épouse de Jean-Louis Pelletier, l’un des avocats de Mesrine.

Conséquences Politiques de l’Évasion 🚨

Dès le 16 mars 1978, Alain Peyrefitte, alors garde des sceaux, avait reçu une note l’avertissant « des alertes et des inquiétudes » qui précédaient cette évasion. Ces alertes faisaient suite à une série de notes et de rapports communiqués à la chancellerie entre le 16 mars (cinquante-trois jours avant l’évasion) et le 8 mai. Suite à l’incident, Pierre Aymard, directeur de l’administration pénitentiaire à l’époque, fut sanctionné.

Dans l’interview accordée en cavale, Mesrine s’adresse directement au gouvernement, notamment à Alain Peyrefitte, en le menaçant : « est-ce qu’il veut des Brigades rouges en France ? Est-ce qu’il veut une bande à Baader ? S’il faut en arriver là, on y arrivera ».

La Cavale Post-Évasion

Mesrine et Besse se déguisent en uniformes de gardiens et libèrent de manière improvisée un autre détenu, Carman Rives. Ils escaladent ensuite le mur d’enceinte en utilisant une échelle entreposée dans la cour pour des travaux. Carman Rives est abattu par une patrouille de police passée par hasard.

Presque immédiatement, Mesrine et Besse dévalisent une armurerie de Paris. Le 26 mai 1978, ils braquent le casino de Deauville, s’emparant de 136 774 francs. Une intervention policière fait deux blessés, mais les évadés s’enfuient en voiture, forcent un barrage et prennent en otage la famille d’un éleveur de chevaux en Normandie le 28 mai. Ils se cachent sous la banquette arrière de sa DS pour franchir les barrages et regagner Paris. Plus de 300 gendarmes, une section du GIGN et la brigade antigang sont mobilisés à leur poursuite.

Mesrine poursuit ses attaques, notamment à la Société générale du Raincy le 30 juin 1978. C’est pendant cette période qu’il commence à écrire son deuxième livre, Coupable d’être innocent, un ouvrage plus politique que le précédent, qui paraîtra après sa mort en 1979.

Dans un entretien accordé à Paris-Match le 4 août 1978, Mesrine se montre menaçant envers quiconque tenterait de l’arrêter et réclame l’abolition des QHS par Alain Peyrefitte, ministre de la Justice.

IV. La Cavale Finale et les Actes Politico-Criminels (1978-1979) 🛑

La Guerre des Polices et Sylvia Jeanjacquot ⚔️

La notoriété de Mesrine provoque une véritable « guerre des polices » opposant Lucien Aimé-Blanc, chef de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB), et Robert Broussard, chef de l’antigang.

En juin 1978, Mesrine rencontre Sylvia Jeanjacquot dans un bar américain à hôtesses. Ils voyagent ensemble en Italie, Sicile, Algérie, et Angleterre avant de revenir en France, où Mesrine se cache dans le 18e arrondissement de Paris.

La Tentative d’Assassinat du Juge Petit 🎯

Le 10 novembre 1978, Mesrine tente d’assassiner le juge Charles Petit, le président de la cour d’assises de Paris qui l’avait condamné à vingt ans de prison l’année précédente, en 1977.

Mesrine propose initialement cette opération à son complice, François Besse, mais ce dernier refuse, n’y voyant aucun avantage personnel et des risques trop élevés. Mesrine se tourne alors vers deux amis de jeunesse n’ayant pas une réelle expérience du banditisme : Jean-Luc Coupé et Christian Kopf. Mesrine leur présente l’acte comme une action héroïque visant à dénoncer les QHS, dissimulant l’intention meurtrière. Coupé et Kopf étaient sensibles à la page publiée par Libération contre les QHS à l’automne 1977.

Cependant, Jean-Luc Coupé était surveillé depuis le 10 octobre, soit un mois avant l’attaque, grâce à un informateur qui avait retrouvé sa trace.

Le juge n’étant pas chez lui, Mesrine prend sa famille en otage et attend son retour, allant jusqu’à gazer brutalement un enfant en bas âge. Le fils du juge parvient à prévenir la police. Mesrine s’échappe de justesse. Jean-Luc Coupé est arrêté, tandis que Christian Kopf prend simplement un taxi pour se rendre chez une amie. Il est repéré par le commissaire Serge Devos, qui dirige la brigade de répression du banditisme avec Robert Broussard. Kopf est mis sous surveillance dans l’espoir qu’il conduise les forces de l’ordre à Mesrine.

L’Interférence des Médias (Affaire Kopf) 📰

Christian Kopf est approché par Jacques Tillier, journaliste à Minute et ami proche du commissaire Lucien Aimé-Blanc. Tillier trouve l’adresse de Kopf via des fichiers de police, se rend chez lui, et rencontre son épouse, puis Kopf lui-même.

En décembre 1978, un article rédigé par Jacques Tillier dans Minute révèle l’adresse de Kopf. Cette publication compromet la filature menée par les hommes de Robert Broussard. La guerre des polices est alors à son paroxysme, et une rumeur circule selon laquelle Mesrine bénéficie de protections.

Inquiet de cette manœuvre, Mesrine accorde une interview à Libération pour rappeler que Kopf ne pourra se contenter d’un jugement pour simple tentative d’enlèvement. Mesrine explique clairement au journaliste Gérard Millet, dans l’interview publiée le 3 janvier 1979, qu’il était venu chez le juge Petit dans le but de commettre son assassinat. Cette déclaration accentue la distance entre Mesrine et son ami Christian Kopf et vaut une inculpation au journaliste.

Bien qu’il ait été surveillé par la police, Christian Kopf ne sera arrêté que le 18 décembre 1979, près de deux mois après la mort de Mesrine.

Insistance auprès des Médias et QHS 🎙️

Mesrine continue d’utiliser les médias pour ses messages. Dix jours après la tentative d’assassinat du juge Petit, le 20 novembre 1978, il adresse un enregistrement à TF1. Il s’en prend à nouveau aux quartiers de sécurité renforcée et exige que l’enregistrement soit diffusé le soir même dans l’émission « L’événement », dont une séquence était consacrée aux QHS. Fin décembre 1978, il accorde un entretien à Gilles Millet, journaliste à Libération.

Le 15 janvier 1979, Jean Ducret, directeur de la police judiciaire à la préfecture de police, dénonce publiquement « les médias qui entrent littéralement dans son délire ». Ducret vise en particulier « certains journalistes et certains personnages qui nous créent volontairement des difficultés », faisant allusion à l’article de Minute qui, en révélant l’adresse de Christian Kopf, avait compromis la filature de la police.

Enlèvement du Milliardaire Henri Lelièvre 💸

Au printemps 1979, Mesrine trouve un nouveau complice pour l’enlèvement d’Henri Lelièvre, le gangster Michel Schayewski, qui lui est présenté par le journaliste Gilles Millet. Millet avait été contacté par Sylvia Jeanjacquot, la compagne de Mesrine .

Le 21 juin 1979, Mesrine et Michel Schayewski enlèvent le milliardaire Henri Lelièvre de sa maison « Le Colinet » à Maresché dans la Sarthe. Ils se font passer pour deux policiers, munis de fausses cartes. Vingt-huit jours après l’enlèvement, ils demandent une rançon de six millions de francs.

Lors de la première tentative de remise de rançon, le fils aîné de Lelièvre, également prénommé Henri, a des doutes (l’heure ne correspondant pas à ce type d’opération). Il relève le numéro de plaque de la voiture des faux policiers et appelle les gendarmes. La police identifie rapidement la 504 rouge comme étant volée. Des recoupements avec des hold-up récents au sud de Paris (Massy et Saint-Maur) permettent d’identifier l’un des deux hommes, un blond frisé de grande taille. Un autre fils d’Henri Lelièvre reconnaît Mesrine sur des photos présentées par les enquêteurs.

Suite à cet enlèvement, une unité anti-Mesrine est créée en août 1979.

Mesrine dépense l’argent de la rançon en montres de luxe et achète une BMW 528i, soit le même modèle que celui utilisé par la BRI et sur lequel il avait tiré lors de la première tentative de remise de rançon pour Lelièvre.

L’Agression de Jacques Tillier (Forêt d’Halatte) 🤕

Le 10 septembre 1979, Mesrine et un complice tendent un guet-apens dans la forêt d’Halatte, près de Senlis (Oise), au journaliste de Minute Jacques Tillier.

Mesrine emmène Tillier au fond d’une cave à champignons, où il le torture. Il le dénude, le tabasse et le blesse grièvement par trois balles. Mesrine lui tire dans la joue (« pour l’empêcher de dire des conneries »), le bras (« pour l’empêcher d’écrire des conneries ») et la jambe (« par simple plaisir », selon ses propres affirmations ultérieures). Il le laisse pour mort.

La raison de cette vengeance était que Mesrine reprochait à Tillier de l’avoir diffamé dans un article d’août 1979, en écrivant qu’il n’était pas une personne « réglo » avec ses associés et qu’il était un bandit sans honneur. Mesrine réalise lui-même des photographies de la scène. Tillier parvient à s’en sortir. Mesrine écrira plus tard des lettres aux journalistes affirmant qu’il ne souhaitait pas le tuer.

V. La Mort à la Porte de Clignancourt (1979) 💀

Le Renseignement et la Traque 🕵️

Fin octobre 1979, Emmanuel Farrugia (commandant de police) et Paul Rément (capitaine de police), travaillant pour le commissaire divisionnaire Lucien Aimé-Blanc (chef de l’OCRB), parviennent à localiser l’appartement de Mesrine rue Belliard, dans le 18e arrondissement de Paris.

Cette localisation fut rendue possible grâce à un indicateur fourni par Jacques Tillier, qui cherchait à se venger. L’indicateur dénonce Charlie Bauer comme un complice actif de Mesrine. Les écoutes des coups de téléphone que Charlie Bauer passait à Mesrine confirment l’adresse.

L’Intervention de la BRI 🛑

Maurice Bouvier, alors directeur central de la police judiciaire, confie l’arrestation de Jacques Mesrine à la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), dirigée par le commissaire principal Robert Broussard, car elle était territorialement compétente.

Le 2 novembre 1979 à 15 h 15, Mesrine, au volant de sa BMW avec sa compagne Sylvia Jeanjacquot, est encerclé par les hommes de la BRI à la porte de Clignancourt à Paris. Un camion bâché s’insère devant son véhicule, dissimulant des policiers qui ouvrent immédiatement le feu.

Vingt et une balles sont tirées. L’autopsie révèlera la présence de dix-huit impacts de balles à haute vélocité sur le corps de Mesrine. Il est tué en possession de grenades et d’armes de poing dissimulées aux pieds de sa compagne. Sylvia Jeanjacquot est grièvement blessée au bras, perd un œil dans la fusillade, et leur caniche est tué.

Les Versions Officielles et la Polémique sur les Sommations 🗣️

Conflit entre Policiers

Il existe un désaccord notable entre les hauts gradés de la police concernant l’opération.

  • Version Broussard : L’opération est menée par la BRI sous l’autorité de Robert Broussard, qui affirme que Mesrine a eu un mouvement latéral comme s’il allait se saisir de quelque chose au lieu de se rendre et de lever les mains. Cette observation est confirmée par la présence des armes cachées aux pieds de sa compagne. De plus, Mesrine avait précédemment averti Broussard : « Quand nous nous rencontrerons à nouveau, ce sera à celui qui tirera le premier ».
  • Version Aimé-Blanc : Le commissaire Lucien Aimé-Blanc a revendiqué la paternité du repérage de Mesrine, notamment grâce aux écoutes et à l’indicateur (Tillier) qui ont permis de le localiser. Selon Aimé-Blanc, le commissaire Robert Broussard n’était pas au premier rang lorsque le feu a été ouvert.

La Remise en Cause de la Légitime Défense

La mort de Mesrine est l’un des premiers cas de remise en cause de la légitime défense invoquée par la police, car celle-ci aurait ouvert le feu sans sommation.

Plusieurs témoins ont apporté des éclaircissements sur France Inter en octobre 2008.

  • Guy Peynet, qui était patron du bar Le Terminus porte de Clignancourt en 1979, n’a jamais été entendu par procès-verbal, mais a joint une lettre au dossier. Il affirme que les policiers n’ont pas effectué de sommations avant de tirer sur Mesrine. Tout ce qu’il a entendu est une rafale de coups de feu, suivie du cri : « Bouge pas ! T’es fait ! ».
  • Geneviève Adrey, étudiante en musicologie et située à quelques mètres de la voiture, a déclaré avoir entendu des rafales de mitraillette ou des coups de feu très rapprochés, mais en aucun cas des sommations.

Cependant, il est important de noter que les sommations constituaient un acte militaire applicable aux gendarmes, mais non aux policiers à l’époque. La légitime défense n’est en aucun cas soumise à l’obligation d’effectuer des sommations.

Une cassette audio a été retrouvée ultérieurement par les enquêteurs, où Mesrine s’adressait à Sylvia Jeanjacquot : « Si tu écoutes cette cassette, c’est que je suis dans une cellule dont on ne s’évade pas ».

L’instruction concernant sa mort a été rouverte en mars 2000. Elle a conduit à un non-lieu le 14 octobre 2004. Un nouveau non-lieu a été prononcé le 1er décembre 2005 par la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris. Le pourvoi en cassation de la famille Mesrine fut déclaré irrecevable par la Cour de cassation le 6 octobre 2006.

VI. L’Héritage de Jacques Mesrine ⚰️

Jacques Mesrine est enterré au cimetière nord de Clichy, sa ville natale.

Sa BMW 528i marron métallisée, immatriculée 83 CSG 75 (dont l’achat est raconté par Sylvia Jeanjacquot dans son livre), est restée sous scellés de justice pendant vingt-huit ans dans une fourrière à Bonneuil-sur-Marne. Elle a finalement été broyée dans une casse d’Athis-Mons le 14 mai 2007 .

La postérité de Mesrine est donc double : celle du grand criminel spectaculaire, maître de l’évasion, et celle du personnage littéraire et médiatique qu’il a lui-même contribué à créer par ses écrits, ses interviews menaçantes, et son combat contre le système carcéral des quartiers de haute sécurité.

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