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La Grotte Cosquer : Un Sanctuaire Paléolithique Submergé de la Méditerranée 🌊
Introduction et Importance Historique 🗺️
La Grotte Cosquer représente une découverte archéologique d’une importance capitale pour la compréhension de l’art du Paléolithique supérieur en Europe, offrant un témoignage unique des sociétés humaines il y a plus de vingt millénaires. Située dans un environnement spectaculaire, au cœur de la calanque de la Triperie à Marseille, près du cap Morgiou et au pied de la pointe de la Voile, cette cavité ornée est célèbre non seulement pour la richesse de ses figurations pariétales, mais aussi par la singularité de son accès.
Un Trésor Unique au Monde Sous la Mer 🤫
La caractéristique la plus remarquable de la Grotte Cosquer est que son entrée, unique voie d’accès pour les humains, s’ouvre aujourd’hui sous la surface de la mer, formant un siphon sous-marin. L’entrée est localisée à 37 mètres sous le niveau actuel de la Méditerranée. Cette immersion a agi comme un mécanisme de conservation extraordinaire, protégeant l’intérieur de la grotte des dégradations climatiques et de la fréquentation humaine moderne avant sa découverte.
Cependant, il est crucial de comprendre que lorsque les hommes du Paléolithique ont créé ces œuvres, l’accès à la grotte était parfaitement sec. Durant les dernières grandes glaciations, le niveau des mers était drastiquement abaissé. Pour la Méditerranée, cette baisse atteignait 110 à 120 mètres par rapport au niveau contemporain. Le littoral se trouvait alors à une distance impressionnante, jusqu’à 8 kilomètres plus loin que son emplacement actuel. Les populations préhistoriques pouvaient donc pénétrer directement dans la cavité en empruntant à pied sec une galerie remontante, constituant aujourd’hui la branche amont du siphon.
La Grotte Cosquer a été fréquentée sur une très longue période, comme l’attestent les datations au carbone-14 des pigments. Ces datations couvrent une période s’étendant d’environ 33 000 ans avant le présent (AP) jusqu’à 18 500 ans AP.
Chronologie et Périodes d’Occupation ⏳
L’inventaire de la grotte révèle plus de 517 figurations pariétales. Les études archéologiques et les datations radiocarbone ont permis de distinguer deux périodes principales d’occupation artistique et de fréquentation distinctes:
- La Phase Gravettienne (environ 27 000 ans AP): Cette phase correspond à la période la plus ancienne des œuvres et se caractérise principalement par la présence de mains négatives et de tracés digitaux.
- La Phase Solutréenne ou Épigravettienne (environ 19 000 ans AP): Plus récente, cette phase comprend la majorité des peintures et gravures figuratives, principalement animales, ainsi que de nombreux signes géométriques.
Dès la première expertise réalisée en septembre 1991, les préhistoriens avaient pressenti l’existence de ces deux phases grâce à l’analyse des superpositions et des styles des figurations.
La Découverte : Une Aventure Sous-Marine 🧑🚀
La grotte doit son nom à Henri Cosquer, le plongeur professionnel qui a officiellement signalé sa présence en 1991.
Les Prémices et la Connaissance Antérieure 🧐
Bien qu’Henri Cosquer soit l’inventeur officiel, la cavité était connue dans le milieu de la plongée dès les années soixante-dante-dix. Des références à cette zone et même à des « pétroglyphes que la mer a protégés » étaient déjà publiées. Par exemple, une illustration figure dans le manuel de plongée de Poulet et Barincou paru en 1971. En 1984, Jacques-Henri Baixe faisait état de ces indices en évoquant un « Lascaux » sous-marin près de Cassis.
C’est en 1985 qu’Henri Cosquer, scaphandrier professionnel basé à Cassis, reçoit des indications d’un ami plongeur concernant l’entrée noyée de la grotte.
L’Exploration par Henri Cosquer et ses Collaborateurs 🤿
L’exploration du boyau d’accès fut longue et périlleuse. En 1985, Henri Cosquer entreprend seul, puis avec un ami moniteur, l’exploration progressive du boyau. Il atteint une zone appelée la « strate », où le boyau se rétrécit et bifurque à 90 degrés, débouchant sur un lac souterrain. Lors d’une tentative ultérieure en solitaire en 1985, il parvient à découvrir le lac souterrain et la cloche d’air au-dessus, mais une panne de lampe l’oblige à faire demi-tour précipitamment, non sans une vive frayeur.
L’année 1990 marque une étape cruciale. En juin, Cosquer sollicite l’aide de deux spéléologues plongeurs belges, les frères Bernard et Marc Van Espen, qui étaient alors en plongée à Cassis. Guidés par Henri Cosquer, les frères Van Espen localisent l’entrée du boyau à -37 mètres, au pied de la pointe de la Voile, près du Cap Morgiou. Ils remontent le boyau de 175 mètres en faisant preuve d’une extrême précaution, palmant lentement près du plafond pour éviter de soulever les sédiments fins et la vase tapissant le sol, ce qui aurait compromis la visibilité. Ils atteignent le lac souterrain et la cloche d’air entrevue par Cosquer. Cependant, leur fil d’Ariane s’avère trop court, les forçant à rebrousser chemin sans pouvoir émerger dans la partie exondée de la grotte.
Ce n’est qu’en juin 1991 que l’exploration se concrétise pleinement. Marc Van Espen revient à Cassis et, le 24 juin, plonge avec Cosquer. Ils finalisent l’installation du dernier tronçon du fil d’Ariane, élément essentiel de sécurité pour la progression dans la partie immergée. Cette brève incursion ne dure qu’une trentaine de minutes, permettant seulement une exploration succincte de la première salle.
La découverte décisive a lieu quelques jours plus tard, le 9 juillet 1991, lorsque Cosquer retourne explorer la cavité avec des amis et moniteurs de son club : Cendrine Cosquer (sa nièce), Yann Gogan et Pascale Oriol. C’est lors de cette plongée que la partie exondée est explorée de manière détaillée. Yann Gogan aperçoit alors une trace d’un contour de main sur une paroi, et Pascale Oriol émet immédiatement l’hypothèse qu’il s’agit d’une peinture rupestre.
Cette découverte inattendue motive « la bande des quatre » à revenir. Plusieurs plongées sont organisées en juillet et août 1991, menant à la découverte de nombreuses figures pariétales. Des films et des photographies sont réalisés avec l’aide de Thierry Pelissier et Gilles Sourice.
La Déclaration Officielle et le Drame Humain 🚨
Malheureusement, l’histoire de la découverte est entachée par un événement tragique. Le 1er septembre 1991, un triple accident mortel survient. Trois plongeurs originaires de Grenoble se perdent et ne parviennent pas à retrouver la sortie de la galerie d’accès longue de 175 mètres. Henri Cosquer et Yann Gogan participent personnellement à la récupération des corps des victimes.
Deux jours après ce drame, le 3 septembre 1991, Henri Cosquer procède à la déclaration officielle de la grotte auprès du Quartier des affaires maritimes de Marseille. Le dossier est ensuite transmis aux autorités compétentes : la Direction des recherches archéologiques sous-marines (DRASSM) et le Service régional de l’archéologie, dépendant du ministère de la Culture.
Une expertise immédiate est organisée du 18 au 20 septembre 1991, menée notamment par Jean Courtin (préhistorien et plongeur) et Jean Clottes (spécialiste de l’art pariétal), avec le concours de l’Archéonaute, le navire de la DRASSM.
Initialement, l’annonce de la découverte suscite des réserves et des doutes quant à l’authenticité des figures auprès de plusieurs préhistoriens, dont Brigitte et Gilles Delluc ou Denis Vialou. Ces réserves seront levées par les analyses et les datations ultérieures.
Contexte Géologique et Hydrogéologique ⛰️
La Grotte Cosquer se situe dans un secteur sensible du massif des Calanques, entre Marseille et Cassis.
L’Ancienne Exsurgence des Calanques 🏞️
La structure géologique des Calanques est dominée par les calcaires urgoniens datant du Crétacé inférieur. Cette région est connue pour l’abondance de ses cavités karstiques et de ses exsurgences, c’est-à-dire des résurgences d’eau souterraine, comme celle de la Calanque de Port-Miou.
La Grotte Cosquer elle-même est très probablement une ancienne exsurgence. Elle aurait été creusée dans les calcaires par une ancienne rivière souterraine à une époque où le niveau de la mer était bien plus bas qu’aujourd’hui. Lorsque ce cours d’eau souterrain a progressivement cessé de couler par enfouissement, la galerie d’accès est devenue fossile – c’est-à-dire sèche, ou du moins exondée – la rendant pénétrable pour les hommes du Paléolithique. Il est cependant impossible de déterminer avec certitude si l’homme a remonté la galerie à pied sec ou s’il a suivi l’amont d’un petit ruisseau.
L’Impact des Dernières Glaciations 🧊
Le facteur déterminant ayant permis la fréquentation de la grotte et la réalisation des œuvres est l’abaissement spectaculaire du niveau marin. Il y a environ 20 000 ans, au moment du dernier maximum glaciaire, d’énormes quantités d’eau provenant de l’évaporation océanique étaient immobilisées sur les continents sous forme de calottes glaciaires et d’inlandsis. Ceci entraîna une baisse du niveau de la mer Méditerranée de 110 à 120 mètres.
Lorsque la dernière période glaciaire s’est achevée et que le réchauffement climatique a débuté, au début de l’Holocène, la fonte des glaces a provoqué une élévation progressive du niveau de la mer. C’est cette élévation continue qui a submergé l’entrée de la grotte et inondé la galerie d’accès, entraînant par la même occasion la destruction ou l’emport de toute trace d’occupations anciennes qui auraient pu exister près de l’entrée de la cavité.
Une Cloche d’Air en Surpression 🌬️
Aujourd’hui, l’accès à la grotte se fait par une galerie étroite et longue de 175 mètres, dont l’entrée se situe à -37 mètres. La cavité elle-même présente plusieurs parties :
- Parties Émergées : La Salle Nord, la Grande Salle, la « Plage », l’Arche, le Chaos et la Salle du Félin.
- Parties Immergées (ou partiellement) : La Galerie d’accès, le Petit Puits noyé, la Salle Basse et le Grand Puits noyé.
Les parties actuellement émergées agissent comme une véritable cloche d’air étanche. Les mesures effectuées par les plongeurs ont montré que cette cloche est en légère surpression (environ 1,2 mètre de colonne d’eau par rapport à la pression atmosphérique externe). Le niveau de l’eau à l’intérieur de la cavité n’est pas stable et fluctue au cours de l’année. Il est à noter que plusieurs peintures rupestres sont déjà situées sous le niveau d’eau actuel, soulignant la vulnérabilité de cet art aux variations futures.
L’Art Pariétal de Cosquer : Des Figurations Rares et Précises 🎨
La grotte Cosquer abrite un ensemble exceptionnel de plusieurs dizaines d’œuvres, à la fois peintes et gravées, caractéristiques du Paléolithique supérieur.
Datation et Identification des Phases Culturelles 🧪
L’analyse des charbons de bois trouvés au sol, ainsi que des particules de pigment charbonneux prélevées directement sur les peintures, a permis l’application de la datation au radiocarbone (14C). Ces analyses ont confirmé et précisé les deux grandes phases d’art pariétal déjà suggérées par les superpositions et le style.
La Phase Gravettienne : Les Mains Négatives ✋
La phase la plus ancienne remonte à environ 27 000 ans AP et est rattachée au Gravettien. Elle est dominée par des figurations non animales :
- Mains Négatives : La grotte totalise 65 mains négatives. Elles sont de deux couleurs principales : 44 noires et 21 rouges.
- Technique du Pochoir : Ces mains ont été réalisées par la technique du pochoir (ou stencil). Les artistes appliquaient leur main sur la roche, puis soufflaient, les lèvres serrées, un colorant dilué.
- Pigments : Les mains sur fond noir ont été réalisées en projetant du pigment charbonneux (charbon de bois), tandis que celles sur fond rouge utilisaient des projections d’argiles rouges et d’ocres.
- Ancienneté : Avant la découverte de la Grotte Chauvet en 1994, les mains de la Grotte Cosquer détenaient le record des peintures les plus anciennes au monde à avoir pu être datées avec précision.
Cette première phase inclut également divers tracés digitaux.
La Phase Solutréenne/Épigravettienne : La Faune Terrestre et Marine 🦓
La deuxième phase, plus récente, date d’environ 19 000 ans AP et est attribuée au Solutréen ou à l’Épigravettien. Cette période a produit la majorité des figurations animales et des signes.
L’inventaire total des figurations animales recensées atteint 177 spécimens. La faune représentée se divise en deux catégories : la faune classique des grottes paléolithiques et la faune marine, particulièrement rare.
La Faune Terrestre Classique :
Les animaux les plus représentés sont les chevaux, avec 63 spécimens identifiés. Suivent :
- Les bouquetins (28 spécimens).
- Les cervidés (17 spécimens).
- Les bisons (10 spécimens).
- Les aurochs (7 spécimens).
La Faune Marine Unique : 🐬
Ce qui rend l’art de Cosquer exceptionnel est la présence notable de 16 animaux marins, un fait original et rare pour l’art pariétal paléolithique. Parmi ces figurations sous-marines, on trouve :
- Neuf phoques.
- Trois grands pingouins.
- Des méduses.
- Des poissons.
- Des cétacés.
Représentations Humaines et Signes
L’inventaire inclut également une gravure qui a été interprétée par les chercheurs comme une représentation du thème de l’« homme blessé ».
Enfin, un nombre très important de signes (216 au total) complètent cet ensemble artistique. Parmi ces signes, huit ont été interprétés comme des représentations sexuées, soit deux masculines et six féminines.
Les Traces de Fréquentation et la Problématique de la Signification 🤔
Bien que les hommes du Paléolithique aient fréquenté la grotte sur des milliers d’années, ils n’ont laissé aucune trace prouvant qu’ils y ont habité de façon permanente, du moins dans la partie actuellement exondée et la plus éloignée de la galerie. L’absence d’ossements, la rareté des outils et le manque d’indices d’activités quotidiennes suggèrent fortement que les incursions au fond de la grotte étaient brèves et directement liées à la réalisation des dessins et, potentiellement, à des cérémonies.
Comme pour toutes les grottes ornées, la motivation profonde derrière ces peintures et gravures reste insaisissable. La seule chose possible est d’émettre des hypothèses, l’une des plus répandues étant que la grotte Cosquer constituait un sanctuaire pour les populations du Paléolithique supérieur. Il a été également noté que ces populations ont exploité la calcite (CaCO3) issue des concrétions calcaires à des fins dont l’usage précis demeure indéterminé.
Protection, Recherche et Statut Légal 🛡️
Dès la confirmation de son authenticité et de son importance, des mesures strictes ont été mises en œuvre pour la protection de la Grotte Cosquer, classée monument historique.
Classement et Mesures de Sécurité 🛑
La Grotte Cosquer, aux côtés de trois autres cavités situées dans ce secteur sensible du massif des Calanques (la grotte de la Triperie, la grotte du Figuier et la grotte du Renard), a été classée au titre des monuments historiques le 2 septembre 1992.
Afin d’assurer sa préservation et, surtout, de prévenir d’autres accidents mortels similaires à celui de 1991, l’unique entrée sous-marine a été rapidement obstruée. Initialement, des blocs de béton immergés par des plongeurs ont été utilisés. En 2015, ces blocs ont été remplacés par une grille en acier inoxydable.
La grotte est strictement interdite d’accès au public. De plus, en 2013, un arrêté préfectoral est venu renforcer la protection du site en instaurant une interdiction formelle de toute plongée et de tout mouillage dans un rayon de 500 mètres autour de la pointe de la Voile.
Les Opérations de Recherche Archéologique 🔬
Malgré l’interdiction d’accès au public, la recherche scientifique a continué. Plusieurs opérations de recherches archéologiques programmées ont été menées :
- Période 2001-2005 : Cinq opérations organisées sous la responsabilité de Luc Vanrell, en collaboration avec l’IMMADRAS, la DRAC PACA et le laboratoire LAMPEA.
- Période 2010-2015 : Cinq autres opérations ont eu lieu sous la même direction (sans opération en 2012), avec l’apport de Michel Olive (DRAC PACA / LAMPEA).
Les Litiges Relatifs à l’Indemnisation ⚖️
La découverte d’un site archéologique d’une telle importance n’a pas été sans complications juridiques. Un litige a opposé Henri Cosquer au ministère de la Culture. L’inventeur s’est appuyé sur la loi sur l’archéologie préventive du 17 janvier 2001, qui prévoit une indemnisation pour l’inventeur d’un site archéologique, soit sous forme d’une indemnité forfaitaire, soit d’un intéressement pendant une durée de trente ans, versé par l’exploitant et basé sur l’évaluation de l’intérêt archéologique du site.
Henri Cosquer a également réclamé une récompense pour sa découverte, ainsi que la récupération d’une partie du produit des ventes de livres de photographies de la grotte.
Pérennisation : Le Fac-similé Cosquer Méditerranée 🏛️
Afin de permettre au grand public de prendre connaissance de ce patrimoine exceptionnel sans mettre en péril l’original submergé, une initiative de réplication a été lancée.
La Numérisation de Haute Précision 💻
La réalisation d’un fac-similé d’une telle fidélité a nécessité des travaux préliminaires colossaux. Les archéologues, assistés par un topographe utilisant un tachéomètre (station totale), ont procédé à un relevé tridimensionnel multicouche extrêmement détaillé de l’intérieur de la cavité. L’opération a mobilisé un scanner laser 3D rotatif de haute précision.
Cette numérisation était extrêmement fine, atteignant une précision de l’ordre de quelques micromètres . Elle a été réalisée en cinq couches superposées, dont la résolution augmentait selon le niveau de détail requis. Ce travail minutieux a permis de confectionner une réplique partielle très fidèle de certaines des œuvres pariétales les plus marquantes de la grotte, notamment le panneau des chevaux.
Un Succès Public à Marseille 🌟
Ce fac-similé, appelé Cosquer Méditerranée, a ouvert ses portes au public en juin 2022. Il est installé sur l’esplanade J4, à l’entrée du Vieux-Port de Marseille, au sein de la Villa Méditerranée, juste à côté du Mucem.
Ce centre d’interprétation a été confié à la structure Kléber Rossillon, qui est également responsable de la gestion de la réplique de la grotte Chauvet en Ardèche.
L’objectif de cette réplique partielle est double :
- Pérenniser la mémoire de la grotte originale et garantir la connaissance de cet art paléolithique unique .
- Représenter un atout touristique majeur pour la ville de Marseille .
Le site a rapidement trouvé son public, surpassant largement les attentes initiales. Un an après son ouverture en juin 2022, la réplique a accueilli 809 196 visiteurs, dépassant les prévisions initiales qui tablaient sur 600 000 visiteurs.
