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26 Octobre 1919 : Naissance de Mohammad Reza Pahlavi, Chah d’Iran

Posted on octobre 26, 2025octobre 26, 2025 By Lordkelvin765@gmail.com Aucun commentaire sur 26 Octobre 1919 : Naissance de Mohammad Reza Pahlavi, Chah d’Iran

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Mohammad Reza Pahlavi : Biographie et Chute du Dernier Chah d’Iran 👑

Mohammad Reza Chah Pahlavi (en persan : محمد رضا شاه پهلوی), couronné sous les titres d’Aryamehr (« Lumière des Aryens ») ou Shahanshah (« roi des rois »), fut le second et dernier monarque de la dynastie Pahlavi. Son règne, débuté le 16 septembre 1941, s’acheva abruptement le 11 février 1979, un événement également connu comme le « 22 Bahman 1357 ». Bien que contraint à l’exil le 16 janvier 1979 et renversé par la révolution iranienne, il n’abdiqua jamais officiellement.

Né le 26 octobre 1919 à Téhéran, il est décédé en exil au Caire le 27 juillet 1980, marquant la fin de la monarchie iranienne. Durant ses quarante années de règne, il tenta de transformer l’Iran, un pays agricole largement féodal, en un État industriel moderne.

Introduction Historique : Aryamehr et la Dynastie Pahlavi

Mohammad Reza Pahlavi était le fils aîné de Reza Ier, un officier cosaque, et le frère jumeau de la princesse Ashraf Pahlavi. Ses jeunes années se déroulèrent durant le déclin de la Perse des Qadjars, un pays dans un « état de sous-développement abyssal ». Son père, Reza Khan, prit le pouvoir et ceignit la couronne impériale en 1925 sous le nom de Reza Ier.

L’influence parentale fut déterminante : Reza Chah, un homme grand et musculeux, dominait son fils « physiquement et psychologiquement ». L’obsession du futur Shah fut de faire au moins aussi bien que son père, sinon mieux. Sa mère, Tadj ol-Molouk, était une femme de « mauvais caractère » et superstitieuse, qui l’entretenait dans la croyance qu’il avait été choisi par la destinée ou par Dieu pour accomplir de grandes choses.

Le règne de Reza Chah, de 1925 à 1941, fut caractérisé par de grandes réformes, notamment la réorganisation de l’armée, l’établissement de l’université de Téhéran, l’introduction de l’éducation moderne, et l’industrialisation. Il supprima également les droits spéciaux accordés aux étrangers, assurant une réelle indépendance pour l’Iran. Cependant, le style dictatorial de Reza Chah et ses réformes vestimentaires (dont l’abolition du voile pour les femmes) suscitèrent l’hostilité du clergé.

Jeunesse et Formation d’un Prince (1919-1941)

En 1925, le jeune Mohammad Reza bénéficia d’une éducation stricte, à la fois militaire et occidentale. Il quitta l’Iran à la fin de l’été 1931 pour poursuivre son instruction en Suisse, à l’Institut Le Rosey, école réputée qu’il fréquenta pendant un peu plus de quatre années.

Il choisit la Suisse, car son père cherchait une école laïque dans un pays sans contentieux avec la Perse. Bien qu’initialement timide et peu enclin à prendre des risques, le prince hériter excella dans les sports. Il y apprit le français (qu’il parlait couramment) et développa un grand intérêt pour la culture et la civilisation française. Durant sa scolarité, il se lia d’amitié avec Ernest Perron, fils du jardinier du Rosey.

De retour en Iran en 1936, il acheva son apprentissage à l’École des officiers de Danechkadéyé-Afsari, obtenant son brevet de pilote et son diplôme de sous-lieutenant en 1938. Il fut ensuite étroitement associé au rôle de monarque, gérant des dossiers comme l’Éducation et la Culture.

Mariage Dynastique 💍

Reza Chah arrangea un mariage dynastique pour son fils avec la princesse Faouzia d’Égypte, sœur du roi Farouk Ier. Cette union, célébrée en mars 1939 au Caire selon le rite sunnite et en avril 1939 à Téhéran selon le rite chiite, visait à légitimer la jeune dynastie Pahlavi en la liant à une monarchie arabe ancienne et prestigieuse. Les fiancés ne parlaient pas la même langue et communiquaient en français. Bien que le couple ait semblé s’entendre au début, et ait eu une fille, Shahnaz, en 1940, la reine Faouzia ne s’adapta jamais à la cour de Téhéran. Leur divorce fut officiellement prononcé en 1948.

L’Accession au Trône et les Crises des Débuts (1941-1953)

L’Abdication Forcée et l’Invasion 🛡️

La Seconde Guerre mondiale précipita l’accession au trône de Mohammad Reza. Reza Chah, jugé trop proche de l’Allemagne nazie, finit par irriter le Royaume-Uni et l’URSS. En août 1941, l’opération Countenance (invasion anglo-soviétique de l’Iran) débuta. L’armée iranienne fut rapidement dépassée, et les Alliés exigèrent l’abdication de Reza Chah.

Face à l’urgence, le Premier ministre Mohammad Ali Foroughi fit prêter serment au jeune prince héritier, évitant ainsi un possible coup de force anglo-soviétique qui aurait pu rétablir la dynastie Kadjar. Le 16 septembre 1941, à 15h30, Mohammad Reza Pahlavi prêta serment sur la Constitution et devint Chāhanchāh d’Iran à l’âge de 22 ans. Il commençait son règne avec un pouvoir initialement « purement nominal et protocolaire ».

Pendant l’occupation, il fut confronté à l’humiliation de la conférence de Téhéran (1943) où il dut rendre visite à Churchill et Roosevelt, seul Staline faisant preuve de décence en le visitant au palais de Marbre. Il fut également confronté aux tentatives sécessionnistes, notamment la crise irano-soviétique dans les provinces du nord-est (Azerbaïdjan et Kurdistan). Grâce à l’action du Premier ministre Ghavam os-Saltaneh et à une campagne militaire menée par Haj Ali Razmara, l’Iran parvint à neutraliser les séparatistes et à obtenir le retrait soviétique en 1946.

L’Affaire Mossadegh et la Nationalisation du Pétrole ⛽

Mohammad Reza Pahlavi se rapprocha des États-Unis à la suite de la Seconde Guerre mondiale. Cependant, l’enjeu énergétique plaça l’Iran au centre des préoccupations géostratégiques, car l’industrie pétrolière était dominée par l’Anglo-Persian Oil Company (AIOC), sous contrôle britannique. L’Iran ne touchait alors que 8 % des bénéfices.

Le Premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh mena le mouvement de nationalisation. Le 20 novembre 1950, Mossadegh et d’autres députés du Front national présentèrent un projet de loi pour la nationalisation absolue du pétrole. Suite à l’assassinat du Premier ministre Haj Ali Razmara en mars 1951, la loi fut approuvée par le Parlement et le Sénat, recevant la sanction royale du Shah le 21 mars 1951. La Société Nationale Iranienne de Pétrole (SNIP) fut fondée, mais cette nationalisation déclencha la crise d’Abadan, le Royaume-Uni décrétant un embargo total sur le pétrole iranien.

Mohammad Reza Pahlavi, bien qu’ayant soutenu initialement Mossadegh, fut de plus en plus indisposé par l’intransigeance et l’influence grandissante du Premier ministre, qui exigea notamment les pleins pouvoirs et le ministère de la Guerre en juillet 1952. Une purge orchestrée par Mossadegh vit la quasi-totalité de la famille royale contrainte de quitter le pays.

Opération Ajax et la Restauration 🕊️

L’influence de Mossadegh, qui gouvernait largement par décrets-lois sans Parlement, et les craintes américaines qu’il ne se tourne vers l’Union soviétique (à qui il s’était allié pour la nationalisation), conduisirent à l’intervention des services secrets anglo-américains. En 1953, l’Opération Ajax fut planifiée pour le renverser.

Le 15 août 1953, le Shah signa un décret (firman) révoquant Mossadegh et nommant le général Fazlollah Zahedi comme Premier ministre. Cependant, Mossadegh fit arrêter l’officier porteur du message. Le 16 août, le Shah, pris de panique, s’enfuit à Bagdad, puis à Rome.

La situation en Iran s’embrasa, avec des manifestations pro-Shah et pro-Mossadegh, et la statue de Reza Chah fut déboulonnée. Finalement, le général Zahedi, soutenu par l’armée, le clergé (dont le grand ayatollah Boroudjerdi et l’ayatollah Kachani, qui s’étaient ralliés au Shah), et l’aide financière des services secrets étrangers, prit le pouvoir le 19 août. Mohammad Reza Pahlavi fut accueilli triomphalement à Téhéran le 22 août 1953.

Mossadegh fut jugé, condamné à trois ans de prison, puis assigné à résidence sur ses terres. Ce retour au pouvoir marqua un tournant : le Shah prit conscience de son appui populaire et militaire, s’affranchissant de la pratique de consulter le Majlis pour nommer un Premier ministre, inaugurant une monarchie plus autoritaire.

Le Règne Autoritaire et la Modernisation Accélérée (1953-1974)

Après la crise, Zahedi accepta une offre américaine de 45 millions de dollars. Concernant le pétrole, le Shah refusa de revenir sur la nationalisation, mais accepta en 1954 la création d’un consortium international (incluant des sociétés américaines, néerlandaises, françaises et l’ancienne AIOC, renommée British Petroleum Company) pour l’extraction et la distribution, les bénéfices étant répartis à 50 % pour l’État iranien.

La Création de la SAVAK et la Répression 🛡️

En 1957, le Shah créa la Sāzmān-e Ettelā’āt va Amniyat-e Keshvar (SAVAK). Il s’agissait d’une organisation de services secrets, aidée par la CIA et le Mossad, qui prit rapidement la forme d’une police politique. La SAVAK fut dirigée par Teymour Bakhtiar jusqu’en 1961 et devint synonyme de traque des opposants, de tortures et de mauvais traitements. Le climat était fortement anticommuniste, justifiant les excès. La SAVAK fut l’une des principales cibles des critiques anti-Pahlavi.

Mohammad Reza Pahlavi devint de plus en plus ambitieux et mégalomane, entouré d’un discours destiné à plaire à ses alliés américains.

La Révolution Blanche : Réformes et Contestation 🌍

Au début des années 1960, le Shah, souhaitant faire progresser son pays rapidement, lança un vaste programme de transformation sociale et économique, la Révolution Blanche. Ce programme, annoncé en 1962, visait à transformer l’Iran féodal en un État industriel moderne. Il fut souvent avancé que le président Kennedy avait incité le Shah à lancer ces réformes, mais Mohammad Reza Chah affirma qu’il avait toujours voulu les appliquer depuis 1941.

Les six premiers points majeurs de la Révolution Blanche, approuvés par référendum en janvier 1963 (5 598 711 voix contre 4 115), incluaient :

  1. L’abolition du système féodal et la répartition des terres.
  2. La nationalisation des forêts et pâturages.
  3. La privatisation des entreprises d’État.
  4. Le partage des bénéfices pour les travailleurs.
  5. L’octroi du suffrage universel, y compris pour les femmes.
  6. La lutte contre l’analphabétisme par la création de l’Armée de la connaissance.

Ces réformes modernisatrices étaient associées à la répression des mouvements d’opposition. Le clergé, dirigé par Rouhollah Moussavi, dit Khomeini, s’opposa violemment à ces réformes qu’il jugeait dirigées contre les projets de Dieu. En juin 1963, des émeutes éclatèrent à Qom et Téhéran. Le Premier ministre Asadollah Alam déclara l’état de siège et fit arrêter Khomeini. La révolte fut écrasée avec 68 morts. Khomeini fut ensuite expulsé d’Iran en novembre 1964 et s’installa en Irak.

Le « Virage Gaullien » et l’Indépendance Diplomatique

Le Shah entretint des liens très étroits avec les États-Unis. Cependant, après 1958, il prit conscience de la relativité de cette protection et décida de réviser ses alliances. Le général Charles de Gaulle devint un modèle pour lui, et le Shah chercha à émuler son indépendance vis-à-vis des deux blocs.

Le Shah contribua largement à la création de l’OPEP en 1960, visant à terme la révision du contrat pétrolier de 1954. Il se rapprocha également de l’Union soviétique, signant des accords de coopération économique importants dans les années 1960 et 1970. En 1969, la doctrine Nixon renforça l’Iran en tant que partenaire stratégique militaire, car les États-Unis estimaient avoir besoin d’un Iran fort pour la stabilité régionale. Le Shah obtint ainsi des armes sans limitation.

Il s’impliqua activement dans la politique régionale : il soutint les royalistes yéménites, aida le sultan d’Oman à mater une rébellion marxiste à Dhofar (1971), et régla le différend frontalier avec l’Irak par les Accords d’Alger de 1975, en échange de l’arrêt de son soutien aux rebelles kurdes irakiens. Le Shah entretint également des relations florissantes mais secrètes avec Israël, reconnu de facto en 1950.

Apogée et Mégalomanie 💫

Le développement économique de l’Iran fut fulgurant : la croissance atteignit 8,8 % par an entre 1962 et 1968, et 25 % par an à la fin du Ve plan en 1977.

Le 26 octobre 1967, jour de son anniversaire, Mohammad Reza Pahlavi organisa son couronnement officiel au palais du Golestan, après vingt-six ans de règne. Il avait différé cette cérémonie jusqu’à ce qu’il ne se sente plus « le roi d’un pays pauvre ». Geste symbolique sans précédent dans l’histoire post-islamique de la Perse, il couronna lui-même son épouse, Farah, qui reçut le titre de Chahbanou (« épouse royale »).

En 1971, le Shah organisa la spectaculaire Célébration du 2 500e anniversaire de la fondation de l’Empire perse à Persépolis. Ces festivités, bien que visant à faire prendre conscience aux Iraniens du prestige de leur pays, coûtèrent des millions de dollars et furent critiquées par les opposants pour leur opulence ostentatoire.

Dans les années 1970, le Shah proclama son objectif de mettre en place la Tamaddon-e-Bozorg, la « Grande Civilisation ». Poussé par la flatterie de ses courtisans et l’estime internationale (le vice-président américain Nelson Rockefeller suggéra même que le Shah vienne aux États-Unis pour enseigner comment gérer un pays), le Shah devint mégalomane, se croyant choisi par Allah pour transformer l’Iran. Il affirmait que l’Iran serait devant les États-Unis d’ici vingt ans.

Le Compte à Rebours et la Chute (1974-1979)

Le Choc Pétrolier et la Rupture 💸

L’état de grâce prit fin avec la Guerre du Kippour. En décembre 1973, lors d’une conférence de l’OPEP à Téhéran, le Shah, cherchant à affirmer sa souveraineté, fit multiplier le prix du pétrole par deux. Cette décision, couplée à une stratégie de vente aux enchères, fit grimper les prix du brut, plafonnant à 17,06 dollars l’unité en 1974.

L’opinion publique occidentale, confrontée à l’envolée du chômage et à la fin des Trente Glorieuses, commença à le percevoir comme un « méchant » plutôt qu’un « héros ». Le magazine Time le désigna comme « The emperor of oil ». Des membres de l’administration américaine, notamment James Schlesinger et Donald Rumsfeld, le désignèrent comme le coupable de la crise.

Le Shah s’était lancé dans une politique de big push, injectant des milliards de pétrodollars dans l’économie pour moderniser le pays rapidement. Cependant, en 1975, cette stratégie entraîna des dépenses (30 milliards de dollars) largement supérieures aux recettes (20 milliards de dollars).

L’Asphyxie Économique et la Crise Sociale 📉

À partir de 1975, les revenus pétroliers de l’Iran commencèrent à diminuer en raison de la baisse du dollar et des économies d’énergie occidentales. Le Shah, obsédé par ses objectifs, ignora les mises en garde des experts et des proches, comme Assadollah Alam, qui nota dès 1975 : « La situation est telle qu’elle devrait dégénérer en révolution ».

Le big push échoua en partie faute de main-d’œuvre qualifiée (environ 726 000 ouvriers et spécialistes manquaient à l’appel en 1975). L’inflation atteignit 40 % à l’été 1977. Le Shah fut forcé de réduire drastiquement les aides d’État, touchant notamment le clergé chiite (environ 180 000 mollahs), ce qui provoqua un mécontentement décisif.

Le régime souffrait également d’une corruption monstre, d’une bureaucratie dévorante et des abus de la SAVAK. Pour tenter d’apaiser la situation, et après la pression du président Carter en 1977, le Shah tenta de libéraliser le régime. Il dissolut le système de parti unique (Parti Rastakhiz) et, en novembre 1978, reconnut avoir « violé la constitution », promettant des élections libres.

L’Étincelle Révolutionnaire et le Lâchage Occidental

Fin 1977, l’ayatollah Khomeini, exilé en Irak, regagna en influence après la mort suspecte de son fils. Pour discréditer Khomeini, le Shah fit publier un article calomnieux dans le journal Ettela’at le 8 janvier 1978. Cet article déclencha des manifestations massives à Qom, violemment réprimées, marquant le début d’une série de protestations commémoratives (tous les 40 jours).

L’incendie criminel du cinéma Rex d’Abadan le 19 août 1978, qui fit plus de 400 morts, fut imputé au gouvernement par l’opposition.

Le Vendredi Noir (8 septembre 1978) scella le sort du gouvernement : suite à des fusillades tragiques entre les forces de sécurité et des manifestants (le gouvernement fit état de 86 morts dans tout Téhéran), les groupes d’opposition répandirent la rumeur d’un massacre de « 15 000 morts ». Des grèves générales paralysèrent l’industrie pétrolière.

En mai 1978, le Shah apprit de ses médecins français qu’il était atteint d’un cancer. Sa maladie, traitée par des médicaments qui rendaient son humeur « changeante et imprévisible », paralysa son action au moment où la crise révolutionnaire atteignait son paroxysme.

En octobre 1978, Khomeini fut expulsé d’Irak et s’installa à Neauphle-le-Château, près de Paris. L’arrivée de Khomeini en France permit à l’ayatollah de téléguider sa révolution à distance.

Début janvier 1979, la Conférence de la Guadeloupe réunit les dirigeants occidentaux (Carter, Giscard d’Estaing, Callaghan et Schmidt). Le président Carter décida alors que les États-Unis ne soutiendraient plus le régime du Shah.

L’Exil Final ✈️

Le 28 décembre 1978, le Shah nomma l’opposant social-démocrate Chapour Bakhtiar au poste de Premier ministre, dans un ultime effort pour sauver la monarchie constitutionnelle. Le 16 janvier 1979, Mohammad Reza Pahlavi, fatigué et malade, quitta l’Iran pour un « congé » indéterminé, laissant un conseil royal.

Le Shah et l’impératrice Farah s’envolèrent pour l’Égypte, accueillis par Anouar el-Sadate. Ils passèrent ensuite par le Maroc, les Bahamas, et le Mexique. L’admission du Shah à l’hôpital de New York en octobre 1979 pour son traitement (maladie de Waldenström) fut l’un des déclencheurs de la crise des otages de l’ambassade américaine de Téhéran.

Contraint de quitter les États-Unis, puis le Mexique, le Shah passa par le Panama avant de revenir définitivement en Égypte, auprès de son ami Sadate.

Le 11 février 1979, l’armée se déclara neutre, précipitant l’effondrement du gouvernement Bakhtiar. Le 12 février 1979, l’Empire d’Iran cessa d’exister.

Mohammad Reza Chah Pahlavi, le dernier Shah d’Iran, mourut au Caire le 27 juillet 1980. Il reçut des funérailles nationales grandioses, organisées par le président Sadate, en présence notamment de Richard Nixon. Il fut enterré à la mosquée Al-Rifa’i au Caire.

Héritage et Bilan d’un Monarque Controversé

Mariages et Descendance 👨‍👩‍👧‍👦

Mohammad Reza Pahlavi se maria trois fois et eut cinq enfants.

  1. Faouzia d’Égypte (1939-1948) : Née de cette union, la princesse Shahnaz Pahlavi (née en 1940).
  2. Soraya Esfandiari Bakhtiari (1951-1958) : Bien que le couple fut très uni, il divorça en mars 1958 en raison de l’absence d’héritier mâle après sept ans d’union. Soraya est souvent désignée comme le grand amour du Shah.
  3. Farah Diba (1959-1980) : Rencontrée en France, elle devint reine d’Iran en décembre 1959. Elle donna au Shah l’héritier tant attendu, Reza Cyrus Pahlavi, en 1960, assurant la légitimité de la dynastie. Elle fut couronnée Chahbanou en 1967. Le couple eut quatre enfants :
    • Le prince Reza Cyrus Pahlavi (né en 1960).
    • La princesse Farahnaz Pahlavi (née en 1963).
    • Le prince Ali-Reza Pahlavi (1966-2011).
    • La princesse Leila Pahlavi (1970-2001).

L’impératrice Farah Pahlavi joua un rôle public important, axé sur le travail social, la promotion de la culture iranienne et l’émancipation des femmes, qui obtinrent des postes importants dans toutes les sphères publiques.

Analyse des Accusations et de la Défense ⚖️

La chute du Shah fut le résultat de tensions internes complexes, souvent résumées par les chefs d’accusation portés par les révolutionnaires et les défenseurs de son héritage.

Chefs d’Accusation (Révolutionnaires)Arguments de Défense (Pro-Pahlavi)
Renoncement aux valeurs islamiques et adoption de valeurs occidentales étrangères.Il entreprit une modernisation rapide pour sortir l’Iran du sous-développement.
Corruption et injustices sociales favorisant une minorité.Il engagea des réformes en profondeur comme la réforme agraire, la participation aux bénéfices des ouvriers, et le droit de vote des femmes.
Régime policier usant de la terreur (SAVAK).Il développa les transports (autoroutes, chemins de fer) et les infrastructures sanitaires (hôpitaux).
Armée dispendieuse dépendant de l’aide américaine.Il lutta contre l’analphabétisme, créant 20 universités et élevant le niveau de vie au-dessus de la plupart des pays du Tiers monde.
Tentative de brûler les étapes du développement économique.Son renversement est considéré comme l’échec d’une politique d’industrialisation et de modernisation trop ambitieuse, imposée à une société traditionnelle qui n’y était pas préparée.

Le Shah fut victime des conséquences perverses de sa politique de développement trop rapide, notamment l’inflation et la hausse des loyers, ainsi que des inégalités sociales. Il fut aussi victime d’un entourage (familial et politique) qui faisait écran entre lui et son peuple. Ses politiques, notamment l’orientation vers la « Grande Civilisation », ont laissé entendre qu’il maintiendrait une autocratie, manquant de projets clairs pour une évolution politique démocratique.

Il est indéniable que l’Iran sous Mohammad Reza Pahlavi a connu une croissance économique forte (jusqu’à 25 % par an) et une modernisation des infrastructures et de l’éducation, tout en restant un allié clé des puissances occidentales avant de chercher une émancipation progressive. Cependant, c’est l’association de cette modernisation forcée à une répression féroce (SAVAK) qui a élargi le fossé culturel et social et mené, finalement, au soulèvement populaire et à l’avènement des fondamentalistes chiites inspirés par l’ayatollah Khomeini.

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